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quel est mon desirHabituellement, comme nous ne connaissons ni ne maîtrisons la naissance et la croissance de nos désirs, ce sont eux qui nous gouvernent. Or le désir est un don inhérent à la vie. Sans désir il n’y aurait aucun acte. Nous passerions notre temps assis sur un coussin de méditation. Tout désir accompli suppose un passage à l’acte et de la volonté, qui est la forme active du désir : je désire, je veux, je réalise.

Seuls les actes humains peuvent avoir du sens parce qu’on y trouve une motivation dans la volonté d’atteindre une fin. Par exemple parler a du sens car on espère toucher la sensibilité ou l’intelligence d’autrui et par là obtenir de lui ce qu’on désire.

Autrement dit, il faut que le désir aboutisse à autre chose, justement le désir de la finalité. Or, si je prends la satisfaction de mes désirs immédiats pervertis et désordonnés pour la chose finale,  il faut que je les satisfasse à tout prix, coûte que coûte, quitte à exploiter autrui en le traitant comme un objet, à polluer la nature, et à épuiser les ressources communes.  La fin des fins est la jouissance immédiate, alors autant s’éclater et profiter de la vie à tout prix, mangeons et buvons, car le malheur des malheurs est de mourir.

La conséquence de ce raisonnement latent dans tout homme psychique, conduit à une attitude féroce, qui calcule tout en fonction de cet objectif. Peu importe si je laisse quelques cadavres dans mon sillon, du moment que j’ai réussi à gravir les échelons dans mon entreprise !

Ainsi nous accordons à la possession et la consommation l’activité principale de notre existence, objets, vêtements, chaussures, livres, aliments, mais aussi voyages, sorties, tout est utile pour combler le vide existentiel qui nous habite mais aussi pour masquer les peurs conscientes et inconscientes qui nous gouvernent.

Sortir de cet égarement, hélas courant dans nos sociétés dites « civilisées » est cependant possible et suppose un acte d’éveil et de connaissance, ainsi que des principes de régulation. Pour passer à l’acte, je ne peux pas le faire n’importe comment, si je bois du poison par exemple, et bien il se peut que je tombe gravement malade ou bien que je meure. J’ai donc besoin d’un enseignement, d’un éclairage absolument nécessaire qui va illuminer les possibilités et potentialités d’agir dans le monde, sauf à être une chose ou une bête.

Donc il faut être informé, travailler, le vouloir, et mettre en œuvre, et pour mettre en œuvre, il faut désirer ! Alors comment réformer le désir en nous et naître à une nouvelle forme ? Peut-il y avoir une autre finalité dans la vie que l’assouvissement immédiat et éphémère de nos désirs mimétiques, consommer plus que nécessaire, utiliser et jeter, et générer des montagnes de déchets ? Comment se libérer de ces aliénations, afin de rentrer dans une véritable humanité ?

La quête du sens et de la liberté amène à plonger plus profondément en soi pour aller vers le détachement de choses. Se détacher des pulsions d’achats par exemple, ce n‘est pas rentrer dans la lutte ou la résistance, c’est apprendre à gouverner tout ce qui relève de nous-même et être en relation plus ajustée avec soi-même, autrui, et notre rapport au monde. Si je désire arrêter de fumer par exemple, et que je lutte sans cesse contre mon envie, il est fort probable que je craque un jour ou l’autre, lutter, c’est donner de l’énergie. Renoncer, est une toute autre affaire ! La bonne mère est celle qui expulse. Sortir de la matrice des faux désirs, c’est naître réellement à l’état d’humanité. Ainsi nous pouvons apprendre à réguler nos comportements, expérience joyeuse qui mène de la liberté d’agir, et vivre une transformation profonde de notre désir.

C’est le travail que je propose en séance d’Accompagnement Structurel, une approche nouvelle et libératrice ! Contactez-moi pour en savoir plus au 07 68 73 44 23 ou via la page contact.