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L’homme moderne est conditionné par différents éléments à foncer et à batailler sans cesse pour garder ses acquis (position sociale, maison, train de vie, salaire) dans un présent qui n’existe plus, dans une fuite en avant continuelle. Il est de bon ton de dire « je suis overbooké », « je n’ai pas le temps », « mon planning est très chargé », cela dénote de l’importance virtuelle à l’image de soi d’une personne hyperactive (et importante), car si l’on s’arrête de courir ne serait-ce que quelques minutes, à quel vide intérieur devrions-nous faire face ? Les rendez-vous personnels ou professionnels, les obligations, la famille, les emails qui surgissent inopinément sur le smartphone 24h/24 donnent l’impression que tout file trop vite, on n’a plus le temps de se poser et on refoule profondément en soi l’impuissance que nous ressentons à ralentir, pour ne pas tomber.

 

Le rythme de vie soumis à une accélération effrénée peut mener à un état de intense de fatigue, les pensées liées au travail perdurent pendant la vie personnelle et familiale, on n’arrive plus à décrocher, ce qui conduit à une escalade : stress chronique, insomnies, altération du sommeil, absence de prise de recul, altération des capacités rationnelles (mémoire, intelligence, volonté, renoncer), dégradation des relations personnelles, diverses pathologies physiques.

 

Epuisement, surmenage, et burn-out

L’épuisement peut être défini par une fatigue physique et psychique prononcées, le surmenage vient lorsque l’on n’en tient pas compte et qu’on dépasse le seuil de cette fatigue. Si cela dure trop longtemps, la surcharge physique et/ou psychique accompagnée avec le sentiment de ne pas y arriver provoque une rupture, une sensation d’échec, une perte de sens et de motivation, c’est le burn out, un épuisement total, avec absence complète d’énergie. On craque en plein travail, on ne peut plus se lever un matin, c’est la « panne sèche », l’arrêt complet, impossible d’avancer et se remettre en route.

 

Pourtant différents signaux apparaissent pour signaler une dissonance et une souffrance intérieure : des sensations de découragement et de lassitude, de l’angoisse, de la peur, du stress, ainsi que des problèmes corporels : trouble de la digestion, mal de dos, migraines, problèmes de peau, blessures. Mais ces signaux ne sont pas écoutés ni compris. Afin de rester performant, on préfère masquer les symptômes à coup d’anti-inflammatoires, ou bien chercher des causes matérielles (bactérie, virus, autre) pour ne pas faire face à la réalité du problème.

 

Le déni est une problématique majeure à franchir pour commencer des soins thérapeutiques. L’entourage d’une personne traversant une phase de burn out est très important, non seulement pour le soutien, mais la prise en compte de cette pathologie de plus en plus fréquente, et l’appel à la prise de conscience de se soigner et d’arrêter cette course insensée en avant pour enfin prendre du repos. Car quand on a donné beaucoup de son temps, de son énergie, jusqu’à épuiser ses propres batteries, il faut savoir récupérer, se soigner, se recharger et analyser les causes afin de ne pas faire de rechute plusieurs mois après, la prise en charge psychothérapeutique est indispensable pour se reconstruire. Réapprendre à donner et recevoir dans une juste mesure, prendre du temps pour soi,  gérer des pauses et se ressourcer, c’est écouter qui on est, faire place à ses besoins réels, et prendre soin de soi.

 
En séance d’Accompagnement Structurel, le travail thérapeutique se fera autour d’un programme complet pour se remettre en route sur des fondations plus solides, aussi bien sur le plan physique, psychique, intellectuel et spirituel. Se reconnecter à soi-même en profondeur, retrouver la motivation et le sens, enrichi de prises de consciences, feront de cet événement un axe de transformation majeure de la vie.