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Demain, demain, toujours demain… Cette petite musique vous est familière ? Peut-être faites-vous partie de la grande famille des procrastineurs, ces personnes qui remettent constamment au lendemain ce qui aurait dû être fait hier. Qu’est ce que la procrastination ? Pourquoi procrastine-t-on ? Comment cesser de tout reporter à plus tard ? Pour le savoir, n’attendez pas : démarrez la lecture de cet article dès maintenant !

Les vitres à laver, un rapport à rédiger, un coup de fil déplaisant à passer : nous avons tous, au quotidien, des choses à faire qui s’apparentent à des corvées. Mais nous ne sommes pas tous égaux sur la manière de s’en débarrasser.
Il y a ceux qui s’attellent à la tâche illico pour en finir au plus vite et passer à autre chose. Et il y a ceux qui optent pour la stratégie inverse, attendent, reportent et diffèrent encore…
Cette tendance à lanterner, à ajourner, à repousser les tâches déplaisantes a un nom : la procrastination.

1. Qu’est ce que la procrastination ?

Procrastination vient du latin pro « en avant » et crastinus « du lendemain ». C’est une tendance à remettre systématiquement au lendemain des actions, qu’elles soient limitées à un domaine précis de la vie quotidienne ou non.
Le « retardataire chronique », appelé « procrastinateur », n’arrive pas à se « mettre au travail », surtout lorsque cela ne lui procure pas de satisfaction immédiate, nous apprend encore Wikipédia
Mais attention, être un « retardataire chronique » ne signifie pas ne rien faire. Au contraire, le sujet peut être pris d’une véritable frénésie d’activités : faire les courses, entamer un grand ménage de printemps, repeindre les volets. Pourvu que ces activités ne soient pas en rapport avec la tâche problématique.
Vous vous reconnaissez dans cette description ? Moi aussi : nous avons tous un petit penchant pour la procrastination. Mais pour certains, c’est une tendance lourde qui peut devenir réellement problématique.

2. Pourquoi procrastine-t-on ?

Les causes de la procrastination sont multiples. Les trois principales sont l’anxiété, le perfectionnisme et une vision tronquée du temps.

L’angoisse de l’anxiété

Comment vais-je gérer cette situation ? Combien de temps cela va-t-il me prendre ? Est-ce que je vais en être capable ? Voilà le genre de question qu’on se pose avant de se mettre au travail. Or procrastiner évite de se poser ces questions.
L’incertitude et le manque de confiance en soi sont les principales sources de cette anxiété. En utilisant cette stratégie d’évitement, on annule temporairement la source d’anxiété et le stress qui lui est lié.

Le cercle vicieux du perfectionnisme

Une faible estime de soi et une tendance au perfectionnisme constituent une cause majeure de procrastination. C’est un cercle vicieux : on veut faire les choses parfaitement pour se rassurer, mais placer la barre trop haut mène forcément à la déception. Résultat : plutôt que de risquer l’échec, on n’essaie même plus.

L’horloge cassée

Estimer le temps que va prendre une action n’est pas toujours facile. Mais pour certains, c’est mission impossible. Comme le lièvre de Lewis Carroll, le procrastineur est perpétuellement en retard.
Généralement, il pèche par optimisme, surestimant la durée restante pour agir. Il pressent que son retard va devenir ingérable mais voilà, c’est déjà trop tard.

Distraction, mère de la procrastination

Comme indiqué précédemment, être un retardataire chronique ne signifie pas ne rien faire. Au contraire : entre fausses urgences et activités désordonnées, manque de concentration et dispersion, on se retrouve perdu dans une multitudes d’actions secondaires.

3. Comment sortir de la procrastination ?

Oubliez le « C’est décidé : demain j’arrête ! », ça ne fonctionnera pas. Pour changer ses habitudes, commencez par préparer le terrain, puis saucissonnez.

Préparer le terrain

Analysez votre comportement : soyez honnête avec vous-même. Essayez de comprendre pourquoi vous procrastinez. Puis demandez-vous pourquoi vous souhaitez changer et ce que ce changement pourrait vous apporter – en mieux.
Faites une liste des choses à faire et classez-les selon leur véritable degré d’urgence, d’utilité et de pénibilité.
Choisissez celles que vous repoussez depuis longtemps. C’est toute la liste ? Alors appliquez le critère pénibilité et commencez en douceur en choisissant les actions qui seront les moins pénibles à réaliser.

Saucissonnez

Pour ne pas vous décourager, coupez en tranches les actions et le temps. Procédez par étape, une chose après l’autre, en fixant à l’avance le temps que vous allez y consacrer. L’idée est de créer une sorte de routine : je prends un quart d’heure pour ceci, une demi-heure pour cela.
Ne faites rien d’autre pendant le temps imparti, respectez cette durée.
Ecoutez-vous et choisissez les moments où votre énergie est à son meilleur niveau pour vous mettre au travail.
N’oubliez pas de vous féliciter une fois la tâche terminée, même et surtout si tout n’est pas parfait !